CPGE TSI Lycée Louis Vincent

Le site des prépas TSI de Metz

CPGE TSI Lycée Louis Vincent - Le site des prépas TSI de Metz

Andrea (TSI : 2005-2007)

Bac STI-GM – ENSIAME – Armée de Terre

Mon parcours est pour le moins atypique étant donné qu’à l’heure actuelle, je suis militaire ! 

Je vous explique : 

Je suis issue d’un BAC STI Génie mécanique obtenu en juin 2005, j’ai intégré la TSI de Metz à l’issue en septembre 2005.

J’y ai fait mes 2 années de préparation, tout s’est très bien passé, une bonne cohésion entre les étudiants et une bonne ambiance, ce qui nous aidait à travailler en groupe, notamment à préparer les oraux des examens des écoles. Je n’étais pas à l’aise dans toutes les matières, ( notamment en physique et en electrotech ! ) mais on venait tous d’horizons différents et on apportait notre pierre au travail commun. 

On s’entraidait entre mécanos, physiciens, et électriciens. 

Je garde une impression très forte de mon passage en TSI, unique étudiante entre autre chose ! Je me suis bien immergée parmi mes camarades de promos. C’est précisément à cette période de mon cursus que j’ai « appris à travailler », à organiser et synthétiser mon travail, à prendre la parole pour intervenir et défendre mes opinions, à exploiter un sujet en groupe, rassembler des idées et les présenter. Cela m’aide énormément dans ma vie de tous les jours et me donne de l’assurance dans mon emploi.

J’ai par la suite intégré l’ENSIAME (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs en Informatique Automatique Mécanique Energétique) et Electronique située à Valenciennes. Les premiers mois étaient la suite directe de notre prépa TSI, à l’aise en Mécanique essentiellement, j’ai du pourtant m’accrocher en maths et en informatique, car beaucoup venaient de prépa générale, nous n’étions qu’une quinzaine de TSI sur toute la promo. 

Nous étions partis de Metz avec 6 camarades pour intégrer cette école, on s’est serré les coudes. 

Mais passés les partiels de Noël, ce fut la désillusion, une énorme douche froide pour moi. Mes résultats ne suivaient plus, sans parler de ma motivation à exercer chaque jour dans des matières qui ne m’intéressaient plus. J’ai réalisé que le métier ne me convenait pas, et que je n’aurais jamais plus le côté pratique de la mécanique que je voulais à tout prix garder dans mon emploi d’ingénieur. 

J’ai vite rebondie car il me fallait prendre une décision, pas question de rentrer à Metz les mains vides. Je me suis donc fiée à mon second projet, et je suis repartie de zéro : je suis rentrée à l’armée. 

J’ai passé l’examen d’entrée, j’ai intégré l’ENSOA de Saint Maixent, l’école nationale des sous-officiers d’active pour y apprendre le métier des armes et beaucoup sur moi-même. D’autres valeurs qui venaient compléter celles de la TSI. J’ai commencé simple soldat au début, je suis ressortie sergent 8 mois plus tard.

J’ai ensuite intégré l’ ESAM, l’école supérieure d’application du matériel, j’ai travaillé dur et j’ai utilisé toutes mes ressources de TSI pour apprendre toujours plus sur mon futur métier avec les mêmes méthodes de travail qui m’ont servi en prépa. Cela m’a valu de sortir la tête haute de cette école, à défaut d’obtenir mon diplôme d’ingénieur, j’y ai obtenu le brevet aéronautique qui fait ma fierté aujourd’hui et me permet d’exercer dans l’armée en tant que mécanicien qualifié cellule et moteur sur aéronefs. J’ai intégré le 5e régiment d’helicoptères de combat basé à Pau en travaillant sur des hélicoptères d’ancienne génération (Puma). Mon travail consiste au quotidien à entretenir et  faire des réparations sur hélicoptère pour rendre la machine disponible au plus vite, ainsi qu’à la préparer au vol, en faisant contrôles et guidage au sol. 

Je suis toujours mécanicienne au jour d’aujourd’hui, basée près de Draguignan, je viens de passer sur une nouvelle génération d’hélicoptères avec plus d’électronique et une documentation exclusivement anglaise, le dernier projet de l’Aviation Légère de l’armée de terre : le NH90.

Quand je fais le bilan de ma jeune carrière, je peux vous dire que je suis épanouie dans mon métier, j’ai pas mal bougé en 3 ans d’armée, je suis devenue complétement autonome et responsable, je compte bien passer chef d’équipe d’ici 2 ans pour m’accomplir pleinement. Ce métier m’a permis de me réaliser et je ne regrette pas mon choix, d’autant que cette décision m’a amenée à rencontrer mon mari.

Voilà donc pourquoi mon parcours n’est pas commun à mes camarades de promos, à présent ingénieurs. 

Le message que je veux apporter dans mon témoignage, c’est qu’on est libre de choisir à chaque moment la voie qu’on veut prendre du moment que l’on a les cartes en mains. La TSI m’a donné toutes les cartes, et je m’en suis servi pour rebondir dans une autre voie. Notre façon de travailler, on la conserve toute notre carrière. Et surtout ne négligez pas la langue anglaise ! C’est mon outil chaque jour et le TOEIC m’a permis de valider ma formation.

 Je souhaite bon courage aux jeunes gens de la TSI, cette voie est difficile mais on y apprend tout ! Ce fut 2 années difficiles mais extrêmement utiles par la suite.

Damien (TSI : 2007-2010)

Lycée Cormontaigne (Metz), Bac STI-GE – ENSIAME

A la découverte de la TSI, j’ai été impressionné par l’emploi du temps (en incluant le programme de colles) plutôt chargé. Une fois l’effet de surprise passé, on s’habitue assez rapidement à ce programme.

En première année, la charge de travail est assez importante (c’est qu’on était pas habitué auparavant…). Cependant, j’étais plutôt attentif en cours et j’essayais (personne n’est parfait) de travailler à côté que ce soit pour les colles ou les DS. De ce fait, j’ai assimilé sans trop de mal les différentes notions à savoir, même si par moment c’était un peu limite. Par rapport aux colles, j’ai trouvé le système plutôt bien dans le sens où ça nous fait travailler régulièrement, et ça permet de mettre au clair certaines notions car, du fait d’être par groupe de 3 ou 4 , ça nous permet de poser plus de questions a l’examinateur.

En deuxième année, je savais à quoi m’attendre donc plus trop de surprises. Les notions à savoir m’ont semblé toujours abordables en général. Par contre c’est vrai que l’année passe rapidement, on se retrouve vite face aux concours.

Pour ma part, j’ai fait une 5/2 tout simplement car j’ai pris les concours à la légère la première fois pensant que j’aurais une école assez simplement.

Bref, j’ai refait une deuxième année, j’ai repassé les concours et ai obtenu l’ENSIAME sur concours CCP. Mon premier souhait était d’obtenir l’ENSAM sur concours Centrale-Supelec mais bon, j’ai échoué faute d’assez de points pour passer les oraux.

Je garde de bonnes impressions de la TSI, l’ambiance générale était bonne, il y avait toujours possibilité de voir les professeurs ou des camarades pour éclaircir certaines notions floues. Personnellement, j’ai trouvé qu’on avait de bon profs, ouverts aux questions et sachant expliquer ce qui devait l’être.

Le seul point noir que j’ai en mémoire est l’administration de l’école en elle même, trop pesante pour moi par moment.

Comme je l’ai dit auparavant, j’ai donc obtenu l’ENSIAME sur concours CCP. C’est une école qui a 3 filières (plus 2 en alternance il me semble), IMS : Informatique et Management des Systèmes, MT : Mécatronique et ME : Mécanique Énergétique. C’est une école plutôt généraliste.

Moi je suis en 1ère année en ME (j’ai redoublé après quelques petits soucis.). Le premier semestre de la 1ère année est composé de beaucoup de tronc commun (Automatique, électrotechnique, résistance des matériaux…) en promotion complète. Par la suite, il y a plus de matières liées aux différentes filières. Pour la mienne, on a de la mécanique des fluides, des cours de transfert thermiques, de la thermodynamique… Enfin, comme son nom l’indique plus de mécanique et d’énergétique.

Par la suite, en 2ème et 3ème années, il y a différents modules pour se « spécialiser » dans certains domaines.

Par rapport aux stages, il y en a 2 à effectuer. Le premier en 2ème année pour la première moitié de l’année et le deuxième en 3ème année pour cette fois-ci la seconde moitié de l’année.

L’école exige pour tous les étudiants d’effectuer un séjour à l’étranger que ce soit pendant un stage ou autre. Comme toutes les écoles, pour obtenir le diplôme il faut obtenir le TOEIC (la barre fixée par l’école est de 750 points.). Il ne faut donc pas négliger l’anglais!

A part ça, l’école est située a Valenciennes dans le Nord (Il ne faut pas avoir peur , il fait moins froid qu’à Metz en général…). L’ambiance en général dans l’école est bonne, les 1A (les premières année) sont bien accueillies par les 3A, les 2A étant en stage.

Mon projet professionnel est de travailler dans la domaine du nucléaire ou le domaine de l’éolien selon les ouvertures. Bref dans le domaine énergétique. Pour le moment je n’ai pas encore vraiment démarché d’entreprises , je vais le faire pour mes stages…

Stéphane (TSI : 2006-2008)

Bac STI-GE – ENSIAME – PSA

J’ai obtenu le bac STI génie électrotechnique en 2006 avec la mention bien.
Je me rappelle à cette époque j’hésitais à me lancer dans cette aventure pensant que je n’avais pas forcément les capacités pour réussir. Convaincu par mon prof principal de terminale d’essayer la TSI et au pire de me réorienter vers un BTS, j’ai tenté l’expérience. Maintenant je suis content d’avoir suivi ce parcours.

La prépa s’est bien passée pour moi, en première année je me rappelle que la difficulté des cours a augmenté progressivement pour que tous le monde puissent accrocher le bon wagon. L’ambiance en classe était très bonne et tous le monde s’entraidait. Bien sûr la charge de travail est plus conséquente qu’en terminale, mais personnellement je m’arrangeais pour tout faire à l’internat la semaine et ainsi pouvoir souffler un peu le weekend.

En deuxième année la difficulté a un peu augmentée mais reste tout à fait gérable. Je garde un très bon souvenir de la TSI.

Concernant l’après TSI, j’ai passé uniquement le concours CCP à la suite duquel j’ai intégré l’école ENSIAME en section mécatronique. En école d’ingénieur tout change. Le rythme est moins élevé, les cours sont plus concrets et les fêtes beaucoup plus fréquentes ;). Néanmoins il faut continuer à travailler un minimum surtout à l’approche des partiels.

J’ai effectué mon premier stage aux Pays Bas dans un laboratoire de physique nucléaire (KVI) où j’ai développé et calibré un détecteur de particules Bêta (enfin la partie électronique et informatique). Ensuite en dernière année, j’ai développé un robot commandé par FPGA (Une petite vidéo montre son fonctionnement : http://www.youtube.com/watch?v=ZeYkffbFnSg). Enfin j’ai réalisé mon stage de fin d’études chez PSA sur le site de La Garenne Colombes, où mon objectif était d’élaborer des règles de conception permettant d’optimiser le fonctionnement des lois de commande actionneurs.

Je viens d’obtenir mon diplôme d’ingénieur et j’ai signé début septembre un CDI chez PSA mais cette fois ci sur le site de Sochaux. Je suis chargé de développement et de validation d’éléments mécatroniques ( ouvrants motorisés, sièges motorisés etc …)

Si je peux vous donner un conseil, essayez la TSI ça vaut vraiment le coup. Et surtout ne négligez pas votre anglais, ça sera indispensable dans votre futur job quel qu’il soit.